L'histoire du Collège

Une naissance dans un contexte nouveau

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C'est à la rentrée 1971 que le tout nouveau Collège d'Enseignement Secondaire (C.E.S) du Haut de Penoy ouvre ses portes. Son histoire débute donc avec les années 1970, à un moment où commencent à s'éteindre certaines traditions scolaires (c'est en 1969 que le ministre Edgar Faure supprime les compositions trimestrielles et les classements). Quant au ministre de l'époque, il s'appelle Olivier Guichard auquel succédera, en 1972, Joseph Fontanet.

Les débuts

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Le collège sort de terre dans un endroit des plus plaisants où se côtoient vergers, prés et jardins (la zone commerciale n'existe pas). En même temps, s'implantent les premières maisons du lotissement qui l'entoure aujourd'hui. Il offre la particularité architecturale de disposer d'un " préau-gymnase ", fermé, chauffé et de grandes dimensions qui représente un élément important de sa singularité. En effet, quand on se penche sur les plans, on constate que c'est autour de ce volume que s'articulent les autres structures et c'est le seul endroit qui possède un accès sur chacune d'entre elles : l'externat, les ateliers, l'administration, les cuisines, la salle polyvalente et la cour.
L'espace autour des bâtiments est vaste mais n'est pas encore bitumé, et les jours de pluie, certains professeurs n'hésitent pas à chausser les bottes pendant que les élèves pataugent joyeusement dans la boue. Plus tard seront aménagés des aires de stationnement, deux cours (supérieure et inférieure) et un plateau réservé à la pratique de l'E.P.S.
Concernant l'externat, le rez-de-chaussée est réservé à la Section d'Education Spécialisée, au bureau du Conseiller d'Education (fonction toute nouvelle et qui remplace celle de Surveillant Général) et à l'infirmerie. Les autres niveaux accueillent des salles de cours et la salle des professeurs (1er étage). Quant aux C.D.I, ils sont officiellement créés entre 1972 et 1973, mais il faudra attendre un peu pour que le collège en possède un.
Pour l'anecdote, on retiendra qu'à cette époque, une oeuvre artistique est attribuée aux nouveaux établissements. Pour le collège, ce sera une peinture moderne. Mais un problème se pose : compte tenu des dimensions importantes du tableau, on ne parvient pas à lui trouver une place. Finalement, on l'accrochera sur un mur de l'escalier qui descend aux sous-sols, dans le sens vertical, alors que l'oeuvre était prévue pour être disposée à l'horizontale ! On peut toujours l'apprécier aujourd'hui.
Pour le C.E.S Haut de Penoy, comme pour tous les autres, le grand événement de ces " seventies " restera la mise en oeuvre de la réforme de 1975 dite " réforme Haby ". Elle succède à la réforme " Capelle-Fouchet " (1963) qui organisait l'enseignement en trois voies principales et qui avait créé les C.E.S. Le Collège d'Enseignement Secondaire Haut de Penoy devient donc le Collège Haut de Penoy à la rentrée 1977.
L'établissement accueille les élèves d'une vaste zone géographique : Vandoeuvre, Houdemont, Brabois mais aussi Ludres (qui ne possède pas encore de collège). La SES reçoit même des adolescents de Jarville et de la Cité des Provinces à Laxou. Le ramassage scolaire est important, et la ronde des autobus rythme durant ces années-là le début et la fin de la journée. Ce sont les derniers enfants du " baby-boom " qui en descendent au matin, et les effectifs de l'établissement dépassent fréquemment les 650 élèves. La place manque, et la répartition des salles est un véritable casse-tête pour le principal et son adjoint. Aux récréations, le préau et la cour paraissent même étroits quand toutes les classes y sont regroupées avec la S.E.S et les CPPN.

Construcion du gymnase et du CDI

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Les années 1980 commencent par de bonnes nouvelles : on inaugure en novembre 1981 un gymnase à proximité immédiate de l'établissement. Après dix ans d'errance (jusqu'à la piscine de Gentilly...), les élèves vont pouvoir pratiquer l'E.P.S dans de meilleures conditions. Ensuite, les locaux situés en face de la salle des professeurs vont être réaménagés pour accueillir un vaste Centre de Documentation et d'Information.
Avec les lois sur la décentralisation (1983), les lycées et collèges deviennent des Etablissements Publics Locaux d'Enseignement, et les structures des seconds sont confiées aux départements. Des échanges se développent avec les villes d'Europe jumelées avec Vandoeuvre, et une fois par an, le collège accueille des élèves allemands ou italiens. L'établissement est jeune, mais c'est déjà le temps des traditions. A la fin de l'année, parents, élèves et professeurs se retrouvent au Parc des Sports des Nations ou à la salle Malraux pour la fête du collège. On se souviendra des représentations de danse contemporaine, des pièces de théâtre, mais aussi de quelques prestations musicales de belle tenue. On se rappellera aussi une après-midi particulière où le nom du collège va être cité plusieurs fois sur les ondes d'une radio nationale : l'équipe de football de l'établissement s'est qualifiée pour la finale du championnat de France scolaire et la rencontre est retransmise en direct.
Sur le plan de l'évolution des structures, après une dizaine d'années passées au rez-de-chaussée, le bureau du C.P.E est installé au premier étage. L'entrée frontale située rue Clément Marot n'existe pas encore, et les élèves accèdent aux bâtiments par l'itinéraire qui sera plus tard réservé aux fournisseurs. Au deuxième étage, on aménage les salles de Sciences Physiques et de S.V.T ainsi que les laboratoires. Au troisième, on équipe les salles d'Education Musicale et d'Arts Plastiques. C'est aussi le moment où les premiers ordinateurs sont installés, et après quelques années de cohabitation, on se sépare définitivement des carbones et des machines à alcool. Les robustes établis de menuisier qui équipaient les salles d'E.M.T sont rangés au sous-sol et remplacés (peu à peu) par des ordinateurs : c'est à présent le temps de la Technologie.
Mais les années 1980 marquent aussi le début d'une transition : le " baby-boom " est terminé et s'ensuit une chute démographique sensible. Dans le même temps, Ludres récupère ses élèves dans son tout nouveau collège. Cette nouvelle situation permet de libérer enfin des espaces dans l'établissement, et on peut commencer à spécialiser certaines salles (langues, histoire...) et à les équiper (un peu plus tard) en vidéo.

Un collège dynamique

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Les années 1990 commencent sur une interrogation : l'établissement doit-il intégrer une Zone d'Education Prioritaire ? La politique des Z.E.P se développe en effet à partir de 1989 mais la communauté éducative du collège hésite. Certes, l'hétérogénéité sociale est importante, mais elle a toujours fait partie de la vie de l'établissement et elle représente une spécificité et un atout auxquels beaucoup restent attachés. Les anciens élèves (dont certains ont brillamment réussi) sont en général très fiers d'avoir fréquenté le collège et il faut préserver cette culture. Ce sera chose faite par l'élaboration d'un solide projet, et l'établissement peut entrer en Z.E.P, à la fin des années 1990, en toute sérénité. Ces années-là resteront comme des années d'innovation. On multiplie les options proposées aux élèves : sections européennes, classes bilangues, classe de découverte sportive, sections sportives... Chaque année, un voyage est organisé dans un pays voisin : Angleterre, Espagne, Allemagne. Les sorties éducatives sont nombreuses : visites d'établissements, sites historiques, théâtre, cinéma, sorties sportives. On décide même d'aller au tournoi de Roland Garros tous les deux ans. Pour les demi-pensionnaires, on installe des casiers afin d'alléger e poids des cartables. Un Atelier Léger de Transformation Industrielle (A.L.T.I) est construit en bas de la cour inférieure. Il sera plus tard utilisé comme foyer. On se souviendra aussi d'un journal sur la vie de l'établissement, édité à l'initiative de deux collégiens passionnés d'histoire et de journalisme.
En 1996, la S.E.S devient la Segpa. Dans le cadre de leur formation, ses élèves réalisent des travaux de maçonnerie et de peinture qui embellissent les espaces de vie, et préparent aussi de savoureux repas que les professeurs peuvent apprécier tous les jeudis. Pendant quelques années on intègre des classes technologiques (quatrième et troisième). Les liens avec les associations locales se resserrent, et des réunions de quartier sont accueillies dans les locaux. Enfin, avec l'Ecole Ouverte, le collège fonctionne aussi pendant les vacances. Sur le plan des structures, on crée une entrée frontale rue Clément Marot, et les élèves peuvent (enfin...) accéder au collège comme il était prévu de le faire en 1971 ! Les années 2000 voient arriver dans l'établissement les enfants des premiers élèves. Le temps passe... Les mises en oeuvre des années 1990 sont à présent bien rodées mais les évolutions continuent et avec les mesures sur l'accompagnement éducatif (2007), le collège ne ferme plus ses portes à 17 heures. Quant à la Vie Scolaire, elle redescend au rez-de-chaussée.
L'année scolaire 2009 - 2010 marque une étape importante dans la vie de l'établissement, celle de l'entrée de plain pied dans les nouvelles technologies : les premiers manuels numériques sont utilisés et plusieurs salles de cours sont équipées avec des tableaux interactifs. Et dans le même temps, le collège s'investit dans un projet relatif au développement durable avec l'ambition d'obtenir le label "Eco-Ecole". On dirait vraiment qu'on a changé de siècle...
Jean-Charles FRANCOIS, professeur

Une renaissance

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Le collège Simone de Beauvoir a ouvert ses portes le 1er septembre 2019 sur le site de l'ancien collège du Haut de Penoy totalement restructuré à l'issue de 4 années de travaux.

Le Collège Simone de Beauvoir aujourd'hui

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Une chose cependant n'a jamais bougé : l'horloge en salle des professeurs, celle qui fut installée en 1971. Depuis plus de 35 ans, elle compte le temps si particulier du collège et espérons qu'elle le fera encore longtemps. La suite reste à écrire.

Le Collège fait de nos jours partie du REP (Réseau d'éducation prioritaire) de Vandoeuvre.

Le collège accueille, en cette rentrée 2023-2024, 450 élèves répartis en 18 classes de section générale, 4 classes d'enseignement général et professionnel adapté et un atelier-relais. Il propose également une section sportive scolaire tennis et Orchestre au collège. Voir plus