Pôle départemental école maternelle 54

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Comprendre un texte entendu

Trois types de lecture à mener en parrallèle

Lectures répertoires

Des lectures quotidiennes très brèves : lire une histoire, un poème, un livre illustré, un texte de chanson...
- pas questions de compréhension, d’émissions d’hypothèses, de rappels de récits...
- mais objet de plusieurs relectures proposées à intervalles de temps très peu espacés en TPS et PS (le même jour, du jour au lendemain) et plus espacés en GS.
Exemples
- lire chaque matin un poème différent écrit par le même poète et, à la fin de la semaine, demander aux enfants, de manière individuelle ou collective, de dire quel poème ils souhaitent entendre de nouveau parmi les cinq qu’ils auront écoutés.
- GS : pendant une semaine, lire plusieurs textes de chansons, de comptines et proposer aux enfants de choisir celle qu’ils vont apprendre à chanter ou à dire.
- GS : pendant une semaine, lire chaque matin différentes aventures vécues par tel personnage de fiction au sein d’une même série et demander aux enfants de dire celle qu’ils auront préférée et de la / les relire à plusieurs reprises au cours des jours suivants.

Les lectures à compréhension autonome

L’enseignant lit un album, un livre illustré, une histoire et pose des questions de compréhension.
Cette compréhension autonome est possible si les enfants ont déjà appris sur les histoires, les personnages, les expériences convoquées dans les livres :
- expériences construites dans le contexte de la classe : le cirque, la forêt, le marché, telle activité sportive ou culturelle...
- des expériences connues de tous les enfants : aller à l’école, s’habiller, jouer à, le repas, la toilette, aller chez le docteur, faire un gâteau...
Exemples
- TPS - PS  : collections avec Petit Ours brun, Léo et Popi, Zou, Crocolou, Petit lapin blanc, Camille...
- MS  : collections avec Nisse, Tikiko, Norbert, Petit Ours4, Tromboline et Foulbazar...
- GS  : collections avec Petit Bond, Nina, Mariette et Soupir, Calinours, Tommy...
Lire la section IV-3. La compréhension du récit de fiction oral et écrit : apprentissages et enseignement (Eduscol)

Les lectures enseignées

Des séquences spécifiques d’activités, 3 à 5 séances environ, dédiées à l’enseignement et à l’apprentissage de la compréhension (reformulation, rappel de récit,...) de préférence, dans le cadre d’ateliers dirigés composés de petits groupes d’enfants.
PS – début MS – pour certains enfants GS : repérage du personnage principal, identification sur les différentes images de l’album, différentes actions, émotions qui le traversent au fil des évènements.
PS, durant plusieurs mois - La construction du récit - Comprendre des scripts* de la vie quotidienne : la toilette, le repas, le coucher, l’école, les jeux...) puis des récits minimaux
MS - GS - Compréhension de récits de fiction un peu plus longs et moins ancrés dans le quotidien de l’enfant : raconter différentes versions orales du récit pendant 2 à 4 jours puis relire au moins 2 fois le récit tel qu’il est écrit. Résumer avant de lire puis reformuler l’histoire juste après l’avoir lue en explicitant les éléments qui peuvent faire obstacle à la compréhension du récit par les enfants.
Lire : La compréhension du récit de fiction oral et écrit : apprentissages et enseignement (Eduscol).



* Un script est un récit élémentaire. Dans la plupart des cas, il ne comporte ni élément perturbateur ni complication. Un script trouve son origine dans des actions et expériences de la vie quotidienne (donner du pain aux oiseaux, prendre le train, …) ou dans des histoires ancrées dans la mémoire collective (découvrir un trésor…). Il se présente comme la démultiplication d’un verbe de base qui prend la forme d’une succession de phrases très courtes (verbe + compléments).
Par exemple : « faire des courses », c’est prendre un caddie, parcourir les rayons, mettre un objet dans le caddie, attendre à la caisse, payer….
Un des objectifs principaux est d’amener les élèves à verbaliser la suite des actions.
Lorsqu’un script devient plus élaboré grâce à l’insertion de complexités et de perturbations narratives, il devient scénario, c’est-à-dire récit littéraire.
Chaque script peut donc donner lieu à un nombre infini de scénarios…