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Les obstacles à la compréhension |
d’après La maternelle, une école de littérature - Des progressions pour surmonter les obstacles à la compréhension de C. Lécullée (2017)
Neuf séquences pour la classe, de PS à GS, en complément de cet ouvrage.
LES 7 TYPES D’OBSTACLES
Culturels, sociaux et économiques
méconnaissance de l’objet, de ses usages
finalités et effets des lectures partagées
coût – qualité – critères de choix
temps dédié (46% moins de 3 ans lisent - Ipsos 2009) fonction du modèle parental
conviction : lecture dépassée ; importance de la culture orale/écrite ; pas de lecture avant le CP
Psychologiques et affectifs
S’impliquer dans les histoires : accepter de grandir
Pouvoir de se rendre disponible
Pouvoir sortir de son égocentrisme
Pouvoir accéder à l’imaginaire imposé par l’auteur
Plan symbolique - Rapport au réel et à l’imaginaire
Réel apprentissage progressif pour se représenter ce qui est absent, différé ou imaginaire
Apprendre à faire le lien entre la représentation, le symbole et la réalité : se construire une 1re représentation du monde
Exemple : lorsque l’enseignant dit « je » l’enfant pense que c’est l’enseignant et non le narrateur qui parle
Carence ou excès d’imagination
Concentration et besoins moteurs
Ne pas répondre aux sollicitations extérieures ou aux préoccupations : interroge la place donnée aux illustrations
Apprendre à écouter des textes de plus en plus longs et avec de moins en moins d’illustrations
Compréhension de l’histoire
Le personnage : livre ≠ imagier => double processus d’identification => états mentaux des personnages => 1ers jugements moraux => Le lecteur connaît des choses que ne sait pas le personnage.
L’univers de référence et les savoirs extérieurs : perception limitée du monde / construction d’images mentales en fonction de ses connaissances / résonances possibles au regard de sa culture familiale / comprendre les références => importance de se construire une première culture littéraire comme outil de compréhension (Mise en réseaux : personnages archétypaux, lieu, figures ruse, mensonge, peur…, stéréotypes comportementaux rusé renard, les duos poule-renard, sorcière crapaud, potion-chaudron)
La chronologie et les liens de causalité : les actions et leurs enchaînements, intrigues et développements - Percevoir la logique qui sous-tend l’évolution des actions - Savoir se situer dans le temps autrement que par rapport à soi-même du point de vue de la chronologie mais surtout en repérant les liens de logique et de causalité (ordre des animaux dans Roule-galette) - succession d’actions vers la chute vs tension/surprise
Les niveaux de compréhension : hiérarchisation des informations et mise en relation pour percevoir les significations fines, valeurs morales.
Compréhension du récit
Montrer : implication plus ou moins immédiate du lecteur grâce aux illustrations, aux dialogues vs Raconter : expliquer le contexte, commentaires… mais sorte de distance difficile pour les plus jeunes
Le début et la fin du récit : plus ou moins explicites selon le choix de l’auteur en faveur d’une installation des personnages ou d’une plongée dans un récit. Importance du choix des albums à travailler.
Le narrateur et le monde représenté : son identification parfois problématique : est-il dans l’histoire ou extérieur ? Les images qui décrivent des rêves ou des pensées… ou différents points de vue (A. Browne, Une autre histoire)
Les implicites : très difficiles à appréhender avant 4 ans ; tout ce qui n’est pas dit ou directement montré dans les images peut susciter de l’incompréhension ; il en est de même avec l’humour ainsi que les stéréotypes… Il faut avoir compris le principe du loup qui fait peur pour percevoir l’humour du loup qui a peur.
La représentation du temps : difficulté d’une narration simultanée, les retours en arrière ou le récit dans le récit
Les sorties de fiction : la main du narrateur, un trou dans le livre effectué par le personnage et les univers proliférants (Claude Ponti)
Différents constituants de l’album
Le texte : l’enfant entend des rythmes, des sonorités, des structures de phrases différentes de l’oral - Le niveau de difficulté du lexique compensé parfois par le soutien de l’image – Bébés chouettes de Martin Waddell) - Repérer les anaphores (en lien avec permanence du personnage et la répétition du pronom à l’oral) - Les constructions complexes (causalité, subordination, passé simple)
L’image : une 1re représentation/figuration qui semble explicite. - Des images fixes pour représenter des actions - Lien réel/représenté - Techniques graphistes - Le respect des proportions - Le cadrage - La surcharge d’informations - Les références culturelles par le jeu de la symbolisation
Le rapport texte/image : L’unité de l’album est la double page => redondance ou disjonction voire contradiction
La mise en page : des choix encore plus complexes.
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dernière mise à jour : mardi 3 mars 2026