{"id":3628,"date":"2024-11-16T12:58:32","date_gmt":"2024-11-16T11:58:32","guid":{"rendered":"https:\/\/sites.ac-nancy-metz.fr\/physique\/wp_local\/?p=3628"},"modified":"2024-11-16T12:58:33","modified_gmt":"2024-11-16T11:58:33","slug":"trois-monstres-rouges","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sites.ac-nancy-metz.fr\/physique\/wp_local\/?p=3628","title":{"rendered":"Trois monstres rouges"},"content":{"rendered":"\n<p>Rep\u00e9r\u00e9es gr\u00e2ce au t\u00e9lescope James-Webb, trois galaxies tr\u00e8s massives, formant 1000 \u00e9toiles par an, questionnent les scientifiques.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les profondeurs de l&rsquo;Univers, observ\u00e9es avec une pr\u00e9cision in\u00e9dite, se cachent des galaxies d\u2019une envergure stup\u00e9fiante, remettant en question nos connaissances. Comment, en moins d\u2019un milliard d\u2019ann\u00e9es, des galaxies plus massives que la Voie lact\u00e9e ont-elles pu se former ? C\u2019est la question soulev\u00e9e par une \u00e9tude publi\u00e9e mercredi dans Nature. Une \u00e9quipe internationale men\u00e9e par l\u2019Universit\u00e9 de Gen\u00e8ve et le CEA Paris-Saclay, a identifi\u00e9 trois galaxies exceptionnelles situ\u00e9es \u00e0 pr\u00e8s de 13 milliards d&rsquo;ann\u00e9es-lumi\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>Surnomm\u00e9es les \u00ab monstres rouges \u00bb par les chercheurs en raison de leur teinte caract\u00e9ristique, due \u00e0 une forte concentration de poussi\u00e8re, ces galaxies sont deux \u00e0 quatre fois plus massives que la Voie lact\u00e9e. Une telle d\u00e9couverte n\u2019aurait pas \u00e9t\u00e9 possible sans le t\u00e9lescope spatial James-Webb, capable d\u2019observer en infrarouge et de percer les voiles de poussi\u00e8re qui obscurcissent ces r\u00e9gions \u00e9loign\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Peser des galaxies<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Mais comment d\u00e9terminer la masse d\u2019une galaxie ? La lumi\u00e8re qu\u2019elle \u00e9met r\u00e9sulte de la contribution de toutes ses \u00e9toiles. Cependant, une \u00e9toile massive produit bien plus de lumi\u00e8re qu\u2019une \u00e9toile plus petite. Par exemple, une \u00e9toile dix fois plus massive que le Soleil brille comme 4000 soleils. Ainsi, une m\u00eame quantit\u00e9 de lumi\u00e8re pourrait provenir soit d\u2019une \u00e9toile massive, soit de milliers d\u2019\u00e9toiles plus petites, leur masse combin\u00e9e \u00e9tant bien sup\u00e9rieure.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour r\u00e9soudre ce dilemme, les astrophysiciens analysent les couleurs de la lumi\u00e8re : les \u00e9toiles massives rayonnent surtout dans l\u2019ultraviolet, tandis que les petites brillent davantage dans le visible ou l\u2019infrarouge. En \u00e9tudiant ces caract\u00e9ristiques, ils parviennent \u00e0 estimer la r\u00e9partition des \u00e9toiles et \u00e0 calculer pr\u00e9cis\u00e9ment la masse des galaxies.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un contexte riche en d\u00e9couvertes<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ces travaux s&rsquo;inscrivent dans un d\u00e9bat anim\u00e9. Les premi\u00e8res observations de James-Webb avaient \u00e9voqu\u00e9 l\u2019existence de \u00ab galaxies impossibles \u00bb, si massives qu\u2019elles semblaient contredire nos mod\u00e8les cosmologiques, remettant en cause l\u2019\u00e2ge de l\u2019Univers, voire le Big Bang. Cependant, cette nouvelle \u00e9tude, gr\u00e2ce \u00e0 des mesures plus rigoureuses des distances et des masses, apaise ces inqui\u00e9tudes : la majorit\u00e9 des galaxies observ\u00e9es sont compatibles avec nos th\u00e9ories actuelles. Seuls ces trois \u00ab monstres rouges \u00bb continuent de d\u00e9fier nos mod\u00e8les.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Une croissance spectaculaire<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ces galaxies produisent des \u00e9toiles \u00e0 une cadence fr\u00e9n\u00e9tique \u2013 environ 1 000 \u00e9toiles par an \u2013 quand la Voie lact\u00e9e n\u2019en forme que trois \u00e0 cinq. Une telle vitesse de croissance pousse les astrophysiciens \u00e0 revoir leurs mod\u00e8les.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est possible que ces monstres cosmiques aient b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de conditions particuli\u00e8res, \u00e9voluant dans des zones de l\u2019Univers particuli\u00e8rement denses. Pour confirmer cette hypoth\u00e8se, les chercheurs s\u2019efforcent d\u00e9sormais de mesurer la distance et la masse d\u2019un plus grand \u00e9chantillon de galaxies. Ces monstres rouges pourraient r\u00e9v\u00e9ler des aspects encore inexplor\u00e9s de l\u2019\u00e9volution cosmique.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rep\u00e9r\u00e9es gr\u00e2ce au t\u00e9lescope James-Webb, trois galaxies tr\u00e8s massives, formant 1000 \u00e9toiles par an, questionnent les scientifiques. Dans les profondeurs de l&rsquo;Univers, observ\u00e9es avec une pr\u00e9cision in\u00e9dite, se cachent des galaxies d\u2019une envergure stup\u00e9fiante, remettant en question nos connaissances. Comment, en moins d\u2019un milliard d\u2019ann\u00e9es, des galaxies plus massives que la Voie lact\u00e9e ont-elles pu se former ? C\u2019est la question soulev\u00e9e par une \u00e9tude publi\u00e9e mercredi dans Nature. 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