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{"id":6133,"date":"2024-02-09T10:33:30","date_gmt":"2024-02-09T09:33:30","guid":{"rendered":"https:\/\/sites.ac-nancy-metz.fr\/webjournal-poncelet-saint-avold\/?p=6133"},"modified":"2024-02-09T10:39:59","modified_gmt":"2024-02-09T09:39:59","slug":"critiques-du-film-e-noi-come-stronzi-rimanemmo-a-guardare-de-pif","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sites.ac-nancy-metz.fr\/webjournal-poncelet-saint-avold\/2024\/02\/09\/critiques-du-film-e-noi-come-stronzi-rimanemmo-a-guardare-de-pif\/","title":{"rendered":"Critiques du film E noi come stronzi rimanemmo a guardare de PIF"},"content":{"rendered":"\n<p><em>E noi come stronzi rimanemmo a guardare<\/em> (et nous, comme des connards, nous sommes rest\u00e9s l\u00e0 \u00e0 regarder&nbsp;\u00bb) est un long m\u00e9trage italien sorti en 2021. Son r\u00e9alisateur Pif (Pierfrancesco Diliberto) a cr\u00e9\u00e9 un film qui parle de la soci\u00e9t\u00e9 actuelle, mais toujours avec humour&nbsp;: Arturo se fait quitter par sa copine et perd son travail car l\u2019application qu\u2019il a cr\u00e9\u00e9e pour rep\u00e9rer les maillons faibles d\u2019une entreprise l\u2019a jug\u00e9 comme tel. Il cherche donc du travail aupr\u00e8s de la multinationale Fuuber, qui l\u2019exploite&nbsp;; se sentant seul, il utilise une application cr\u00e9\u00e9e par Fuuber qui met en relation les \u00eatres humains avec des hologrammes. Ainsi il tombe fou amoureux d\u2019un hologramme appel\u00e9 Stella (Ilenia Pastorelli) et se lance dans une grande aventure pour la retrouver.<\/p>\n\n\n\n<ul type=\"1\"><li>Les personnages<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Arturo (Fabio De Luigi) est un personnage tr\u00e8s attachant car malgr\u00e9 toutes les \u00e9preuves qu\u2019il a pu subir, il fait toujours de son mieux dans ce qu\u2019il entreprend et tente toujours de garder foi en l\u2019humanit\u00e9. De plus, il est facile de s\u2019identifier au personnage car une rupture, une perte d\u2019emploi ou des probl\u00e8mes financiers sont des \u00e9preuves courantes.<\/p>\n\n\n\n<p>Stella\/ Flora (Ilenia Pastorelli) est un personnage utile \u00e0 l\u2019intrigue du film, mais dont l\u2019histoire n\u2019est pas tr\u00e8s approfondie, il est donc difficile de la juger en dehors de sa participation au sc\u00e9nario.<\/p>\n\n\n\n<p>Le colocataire d\u2019Arturo, Raphael (Pierfrancesco Diliberto) est lui aussi tr\u00e8s attachant car c\u2019est un personnage malchanceux qui participe \u00e0 la plupart des sc\u00e8nes humoristiques du film.<\/p>\n\n\n\n<ul><li>Critique de la soci\u00e9t\u00e9<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Le titre avance d\u00e9j\u00e0 seul l\u2019id\u00e9e qu\u2019il se passe lentement quelque chose de peut-\u00eatre irr\u00e9vocable dans la soci\u00e9t\u00e9, mais que l\u2019on reste litt\u00e9ralement les bras crois\u00e9s face \u00e0 \u00e7a. Devrions-nous laisser la technologie prendre une place aussi importante dans notre quotidien&nbsp;? Est-ce qu\u2019un algorithme pourrait devenir plus humain que l\u2019homme&nbsp;? Ce film qui parle du rapport des hommes et de la technologie met les pieds dans le plat en soulevant des craintes et des tabous.<\/p>\n\n\n\n<ul><li>La sc\u00e8ne de fin<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Cette derni\u00e8re sc\u00e8ne est l\u2019apog\u00e9e du film&nbsp;: les deux amoureux triomphent en s\u2019\u00e9chappant soulag\u00e9s, ext\u00e9nu\u00e9s mais tr\u00e8s heureux. Mais le \u00ab&nbsp;m\u00e9chant&nbsp;\u00bb de l\u2019histoire, John Fuuber (Eamon Farren) fait une tirade am\u00e8re sur leur destin&nbsp;; selon lui, o\u00f9 qu\u2019ils aillent, quoi qu\u2019ils fassent, nos deux amoureux ne pourront pas \u00e9chapper \u00e0 ce probl\u00e8me&nbsp;: ils n\u2019auront jamais de r\u00e9elle libert\u00e9. Le film pose aussi cette question&nbsp;: comment \u00e9voluer sainement dans un monde corrompu o\u00f9 les donn\u00e9es sensibles des gens sont exhib\u00e9es et leur libert\u00e9 bafou\u00e9e&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<ul><li>Avis<\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>J\u2019aime beaucoup ce film, car il arrive \u00e0 faire passer un message important simplement et explicitement, mais sans \u00eatre pessimiste pour autant&nbsp;: le film est color\u00e9 et lumineux, l\u2019ambiance g\u00e9n\u00e9rale est agr\u00e9able et le film passe en douceur gr\u00e2ce \u00e0 son humour travaill\u00e9. Toutefois je le trouve r\u00e9p\u00e9titif. De plus, le sc\u00e9nario aurait pu davantage mettre en valeur le personnage de Stella, trop en retrait dans le r\u00e9cit, ce qui la rend moins int\u00e9ressante (elle fait un peu coquille vide). Le personnage aurait pu \u00eatre mieux exploit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Je mettrais \u00e0 ce film l\u2019honorable note de 9\/10.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>De Lana\u00e9 DIAZ (207)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><em>E noi come stronzi rimanemmo a guardare<\/em> (\u00ab&nbsp;Et nous comme des cons on est rest\u00e9s \u00e0 regarder&nbsp;\u00bb) est un film italien r\u00e9alis\u00e9 en 2021 par Pif. Il raconte l\u2019histoire d\u2019Arturo, un homme de 48 ans qui a perdu son travail car il a \u00e9t\u00e9 jug\u00e9 inutile par un algorithme qu\u2019il avait cri\u00e9. Sa petite amie vient \u00e9galement de le quitter car ils ont fait un test de compatibilit\u00e9 qui a \u00e9chou\u00e9. Il essaie alors de retrouver un travail, mais tous les postes qu\u2019il demande lui sont refus\u00e9s car il a plus de quarante ans. Il postule alors dans la seule entreprise qui accepte tous les types de profils&nbsp;: Fuuber. Au d\u00e9but, il ne sait pas ce qu\u2019il va y faire exactement, puis \u00e0 son plus grand \u00e9tonnement, il devient livreur de plats \u00e0 emporter. Il d\u00e9couvre rapidement que le fonctionnement de Fuuber est assez sp\u00e9cial, puisqu\u2019il doit effectuer des livraisons \u00e0 n&rsquo;importe quelle heure pour obtenir des \u00ab&nbsp;bons points&nbsp;\u00bb qui lui font gagner plus d\u2019argent. C\u2019est un travail tr\u00e8s fatigant et tr\u00e8s peu r\u00e9mun\u00e9r\u00e9. Il est oblig\u00e9 de louer la moiti\u00e9 de son appartement \u00e0 un prof de philosophie romane, Rapha\u00ebl, qui arrondie ses fins de mois en \u00e9crivant de mauvais commentaires sous des articles. Arturo d\u00e9couvre ensuite l\u2019application Fuuber Friend, qui lui permet gr\u00e2ce \u00e0 un essai gratuit, de rencontrer son amie id\u00e9ale, sous forme d\u2019hologramme. C\u2019est ainsi qu\u2019il rencontre Stella, une femme qui l\u2019accompagne durant ses livraisons et dont il finit par tomber amoureux.<\/p>\n\n\n\n<p>Les r\u00f4les principaux sont interpr\u00e9t\u00e9s par Fabio de Luigi, Ilenia Pastorelli, et le r\u00e9alisateur lui-m\u00eame, Pierfrancesco Diliberto. C\u2019est une com\u00e9die romantique, mais qui nous fait r\u00e9fl\u00e9chir de fa\u00e7on int\u00e9ressante sur des sujets importants qui nous concernent tous \u00e0 l\u2019\u00e8re du num\u00e9rique.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour commencer, les diff\u00e9rents personnages sont plut\u00f4t int\u00e9ressants. Le personnage principal, Arturo, interpr\u00e9t\u00e9 par Fabio de Luigi, peut para\u00eetre na\u00eff au d\u00e9but, mais au fur et \u00e0 mesure de ses p\u00e9rip\u00e9ties au sein de l\u2019entreprise Fuuber, on finit par s\u2019identifier \u00e0 lui&nbsp;: finalement lui aussi a accept\u00e9 un travail sans en conna\u00eetre les conditions, comme nous acceptons souvent les conditions d\u2019utilisation de certains sites internet ou applications sans vraiment les lire. Il est en quelque sorte victime du syst\u00e8me dans lequel tout est informatis\u00e9, g\u00e9rer par des algorithmes et des intelligences artificielles. Et on comprend \u00e0 travers lui que c\u2019est ce qui est en train d\u2019arriver \u00e0 toute la soci\u00e9t\u00e9, car quand il appelle le soutien technique des sites pour trouver du travail o\u00f9 il n\u2019arrive pas \u00e0 s\u00e9lectionner son \u00e2ge, on lui r\u00e9pond que c\u2019est l\u2019algorithme qui d\u00e9cide et que l\u2019on ne peut rien y faire.<\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019ai aussi appr\u00e9ci\u00e9 le personnage de Raffaello, jou\u00e9 par Pif lui-m\u00eame. Il apporte un c\u00f4t\u00e9 tr\u00e8s comique au film selon moi. C\u2019est un professeur de philosophie romane, un domaine qui n\u2019est vraiment pas courant, qui devient le colocataire d\u2019Arturo qui cherchait quelqu\u2019un pour partager son appartement apr\u00e8s que sa petite amie, Lisa, est partie. Au d\u00e9but du film, il dit qu\u2019il arrondie ses fins de mois, puis vers le milieu du film il avoue devoir arrondir aussi les milieux et finalement on arrive m\u00eame aux d\u00e9buts. En voyant Arturo parler \u00e0 Stella et tomber peu \u00e0 peu amoureux d\u2019elle, il veut lui aussi rencontrer son ami id\u00e9al et \u00e0 son plus grand d\u00e9sespoir, il s\u2019agit de Jean-Pierre, un vieil homme avec qui il n\u2019a pas du tout envie de vivre une histoire d\u2019amour. Ils finissent tout de m\u00eame par se lier d\u2019amiti\u00e9, et \u00e0 la fin de son essai gratuit \u00e0 Fuuber Friend, Raffaello en vient m\u00eame \u00e0 reprendre un abonnement au prix exorbitant pour pourvoir continuer \u00e0 parler \u00e0 Jean-Pierre.<\/p>\n\n\n\n<p>Stella est un personnage plut\u00f4t myst\u00e9rieux au d\u00e9but. Elle est interpr\u00e9t\u00e9e par Ilenia Pastorelli, et est l\u2019amie id\u00e9ale d\u2019Arturo selon Fuuber Friend. Elle appara\u00eet sous forme d\u2019hologramme, avec un effet sp\u00e9cial qui la fait para\u00eetre avec moins d\u2019opacit\u00e9 que les autres personnages. Pendant la premi\u00e8re partie du film, on a du mal \u00e0 la comprendre&nbsp;: elle conna\u00eet tout d\u2019Arturo gr\u00e2ce \u00e0 un algorithme (encore une fois), on ne sait pas si on peut lui faire confiance, si elle n\u2019est pas en train d\u2019espionner Arturo ou m\u00eame si c\u2019est vraiment quelque chose de sain de s\u2019attacher autant \u00e0 un hologramme. Puis on comprend que Stella n\u2019est peut-\u00eatre pas si fictive que \u00e7a et elle devient alors un personnage beaucoup plus int\u00e9ressant, et plus seulement une intelligence artificielle programm\u00e9e pour plaire.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour finir, je pense que le dernier personnage qui a de l\u2019importance dans l\u2019histoire est John Fuuber, le cr\u00e9ateur de l\u2019entreprise du m\u00eame nom. Il est interpr\u00e9t\u00e9 par Eamon Farren, qui selon moi a \u00e9t\u00e9 bien choisi pour le r\u00f4le&nbsp;: John Fuuber est un g\u00e9nie pr\u00e9coce, on sait qu\u2019il a eu l\u2019id\u00e9e de son entreprise r\u00e9volutionnaire alors qu\u2019il \u00e9tait encore \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Il a justement une \u00ab&nbsp;t\u00eate de premier de la classe&nbsp;\u00bb, qui pourrait faire penser un peu \u00e0 Mark Zuckerberg, avec ses grandes lunettes, son air un peu \u00e9merveill\u00e9. Cependant, on se rend compte \u00e0 la fin du film que c\u2019est un personnage beaucoup plus sombre que ce qu\u2019il parait. Il dit que Fuuber a collect\u00e9 des millions de donn\u00e9es sur tous ses utilisateurs, qu\u2019il sait tout d\u2019eux, qu\u2019il peut s\u2019en servir pour les retrouver, peu importe o\u00f9 ils vont, que les utilisateurs sont en quelque sorte prisonniers de l\u2019algorithme.<\/p>\n\n\n\n<p>Le message port\u00e9 par ce film n\u2019est peut-\u00eatre pas clair au d\u00e9but. On pourrait croire qu\u2019il s\u2019agit juste d\u2019une com\u00e9die romantique un peu d\u00e9jant\u00e9e, mais la derni\u00e8re sc\u00e8ne du film nous fait vraiment r\u00e9fl\u00e9chir sur le fonctionnement de ce monde qui pourrait s\u2019apparenter au n\u00f4tre dans le futur. On y voit John Fuuber avouer qu\u2019il conna\u00eet presque toute la vie des utilisateurs de Fuuber, que ses diff\u00e9rentes applications ont collect\u00e9 des donn\u00e9es sur eux, et qu\u2019il peut les suivre partout. Je pense que la \u00ab&nbsp;morale&nbsp;\u00bb \u00e0 retenir de ce film est qu\u2019il faut faire attention aux conditions d\u2019utilisation de sites internet ou d\u2019applications, que l\u2019on accepte parfois sans en lire un seul mot, aux \u00ab&nbsp;cookies&nbsp;\u00bb qui emp\u00eachent le respect de notre vie priv\u00e9e quand on navigue sur internet.<\/p>\n\n\n\n<p>De plus, je pense qu\u2019on peut aussi trouver une certaine forme d\u2019avertissement contre l\u2019intelligence artificielle, puisque Arturo en vient quand m\u00eame \u00e0 tomber amoureux d\u2019une femme qui n\u2019est pas cens\u00e9e exister autrement que virtuellement dans l\u2019application Fuuber Friend, et lorsque son abonnement expire, il se sent vraiment mal de ne plus lui parler. On peut alors se demander si ce n\u2019est pas un danger qu\u2019un \u00eatre humain s\u2019attache ainsi \u00e0 un personnage virtuel (un algorithme encore une fois), au point de ressentir un manque lorsqu\u2019il n\u2019y a plus acc\u00e8s.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour finir, on remarque que les personnages \u00e9voluent dans une soci\u00e9t\u00e9 domin\u00e9e par l\u2019intelligence artificielle (lorsqu\u2019Arturo se rend au si\u00e8ge de Fuuber, il n\u2019est accueilli que par une voix pr\u00e9enregistr\u00e9e pour lui indiquer ce qu\u2019il doit faire) et l\u2019informatique (tout est informatis\u00e9, lorsqu\u2019Arturo cherche un travail, toutes les d\u00e9marches se font en ligne, les gens commandent \u00e0 manger en ligne, ils font leurs achats en ligne\u2026). Les humains n\u2019ont plus une place si importante dans cette soci\u00e9t\u00e9, c\u2019est un algorithme qui d\u00e9cide qu\u2019Arturo doit \u00eatre licenci\u00e9, et non pas l\u2019un de ses sup\u00e9rieurs, il n\u2019arrive pas \u00e0 trouver de travail parce qu\u2019il est jug\u00e9 trop vieux, et lorsqu\u2019il appelle les num\u00e9ros d\u2019aide sur les sites d\u2019entretien d\u2019embauche qu\u2019il consulte, on lui r\u00e9pond que c\u2019est l\u2019algorithme qui d\u00e9cide et que l\u2019on ne peut rien modifier.<\/p>\n\n\n\n<p>Je pense donc que les principaux th\u00e8mes de ce film sont la collecte des donn\u00e9es sur internet, les dangers de l\u2019intelligence artificielle et les conditions de plus en plus compliqu\u00e9es pour les classes moyennes dans un futur plut\u00f4t proche. Ils sont ici trait\u00e9s avec humour, il s\u2019agit d\u2019une com\u00e9die, mais qui nous fait quand m\u00eame r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la fin. On rit des cookies qu\u2019on peut accepter sur internet, mais on est ensuite plus vigilants. Je pense que ce film est une fa\u00e7on amusante de prendre conscience de certains \u00e9l\u00e9ments de notre quotidien qui peuvent devenir dangereux si on laisse devenir \u00ab&nbsp;la norme&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Concernant la r\u00e9alisation du film, <em>E noi come stronzi rimanemmo a guardare<\/em> a \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9 par Pierfrancesco Diliberto aka Pif, et produit par Wildside et Vision Distribution. Je pense que le film est assez bien r\u00e9alis\u00e9, on retrouve des d\u00e9cors tr\u00e8s r\u00e9alistes, un peu caract\u00e9ristiques de l\u2019univers dans lequel les personnages \u00e9voluent. On a d\u2019un c\u00f4t\u00e9 des b\u00e2timents tr\u00e8s modernes, truff\u00e9s de technologie, comme le si\u00e8ge de Fuuber ou m\u00eame la maison d\u2019Arturo. Mais on retrouve aussi des paysages plus industriels, par exemple durant une longue sc\u00e8ne o\u00f9 Arturo attend de recevoir une commande, on le voit dans un paysage avec de grands immeubles qui se ressemblent, pas forc\u00e9ment tr\u00e8s neufs, et des tags un peu partout. J\u2019ai aussi trouv\u00e9 que la couleur orange est dominante dans le film&nbsp;: les immeubles sont tous peints en orange, l\u2019uniforme de livreurs Fuuber que porte Arturo durant presque tout le film est orange \u00e9galement, chez lui les murs et les \u00e9clairages sont orange, Stella est souvent habill\u00e9e dans des tons orange\/jaune\/beige\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Pour finir, j\u2019ai trouv\u00e9 qu\u2019il y avait quand m\u00eame de petits probl\u00e8mes avec le personnage de Stella. Elle est moins color\u00e9e que les autres, un peu translucide pour qu\u2019on la distingue des humains qui ne sont pas des hologrammes, et dans l\u2019ensemble, c\u2019est plut\u00f4t bien repr\u00e9sent\u00e9. Mais par exemple durant la sc\u00e8ne o\u00f9 elle danse avec Arturo, ils ne sont pas cens\u00e9s pouvoir se toucher, et pourtant lorsqu\u2019Arturo la prend par la taille, il y a un gros plan sur lequel on voit bien les froissements sur ses habits. Cela ne g\u00eane pas forc\u00e9ment la compr\u00e9hension du film, mais c\u2019est un \u00e9l\u00e9ment sur lequel j\u2019ai r\u00e9fl\u00e9chi quelques secondes, en essayant de savoir si ce n\u2019\u00e9tait qu\u2019une petite erreur ou s\u2019il y avait un sens cach\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, j\u2019aimerais parler bri\u00e8vement de la sc\u00e8ne d\u2019introduction qui est tr\u00e8s sp\u00e9ciale selon moi.<\/p>\n\n\n\n<p>On y voit Arturo et sa petite amie Lisa qui re\u00e7oivent les r\u00e9sultats de leur \u00ab&nbsp;test de compatibilit\u00e9&nbsp;\u00bb et apprennent que leur relation n\u2019est pas faite pour durer (selon l\u2019algorithme, toujours et encore\u2026). Ils sont alors rejoints par un homme habill\u00e9 en nazi, qui les entra\u00eene \u00e0 sa suite dans une f\u00eate avec une musique tr\u00e8s rythm\u00e9e et bruyante. Un groupe de personnes qui ont l\u2019air un peu d\u00e9rang\u00e9es fait alors une chor\u00e9graphie vraiment \u00e9trange, tous sont habill\u00e9s dans le m\u00eame esprit que l\u2019homme du d\u00e9but, et ils ont l\u2019air de beaucoup s\u2019amuser. Puis la musique se coupe et le titre s\u2019affiche sur un fond noir. <em>Et nous comme des cons, on est rest\u00e9s \u00e0 regarder.<\/em> Et ce titre traduit vraiment ce qu\u2019on ressent en tant que spectateur du film \u00e0 ce moment-l\u00e0, ce qui, si nous n\u2019\u00e9tions pas encore vraiment entr\u00e9s dans le film, nous donne vraiment envie de conna\u00eetre la suite et attire toute notre concentration.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour conclure, je pense que c\u2019est un film qui peut plaire \u00e0 un grand nombre de personnes, car c\u2019est \u00e0 la fois une com\u00e9die et un film qui fait r\u00e9fl\u00e9chir, surtout qu\u2019il aborde des th\u00e8mes qui nous concernent ou nous concerneront tous un jour. On passe un bon moment lorsqu\u2019on le visionne, ce n\u2019est pas un film tr\u00e8s long mais c\u2019est largement suffisant pour que les spectateurs entrent dans l\u2019histoire et pour faire passer les messages voulus. Si je devais donner une note sur 10 \u00e0 ce film, je pense que je dirais 8, car d\u2019apr\u00e8s moi c\u2019est un tr\u00e8s bon film, j\u2019ai beaucoup aim\u00e9. Cependant, j\u2019ai trouv\u00e9 que l\u2019histoire d\u2019amour entre Stella et Arturo est un peu clich\u00e9e, et tous les aspects de la soci\u00e9t\u00e9 ne sont pas forc\u00e9ment tr\u00e8s r\u00e9alistes (par exemple le fait que plus aucune entreprise n\u2019embauche de personnel au-del\u00e0 de 40 ans alors que l\u2019\u00e2ge de d\u00e9part \u00e0 la retraite est de plus en plus repouss\u00e9).<\/p>\n\n\n\n<p>Il n\u2019emp\u00eache que depuis que j\u2019ai vu ce film, \u00e0 chaque fois qu\u2019un site me demande d\u2019accepter des cookies, je fais bien attention de s\u00e9lectionner <strong>tout refuser<\/strong>, alors qu\u2019avant je n\u2019y faisais pas forc\u00e9ment attention\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>De Ma\u00efa OMHOVER (102)<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>E noi come stronzi rimanemmo a guardare (et nous, comme des connards, nous sommes rest\u00e9s l\u00e0 \u00e0 regarder&nbsp;\u00bb) est un long m\u00e9trage italien sorti en 2021. 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