MODALITES DES EPREUVES DU BACCALAUREAT

Retrouvez les modalités des épreuves écrite et orale d’histoire des arts au baccalauréat, ainsi que celles de l’épreuve de second groupe.

La présente note de service définit l’épreuve terminale de l’enseignement de spécialité arts du baccalauréat général. Elle entre en vigueur à compter de la session 2027. Elle abroge et remplace la note de service du 15 juillet 2021 (NOR : MENE2121271N) relative à l’épreuve terminale de l’enseignement de spécialité arts.

DISPOSITIONS COMMUNES

Épreuve terminale

Pour tous les enseignements artistiques, l’épreuve comprend une partie écrite et une partie orale dont les durées sont communes.

Durée de la partie écrite : 3 heures 30

Durée de la partie orale : 30 minutes

Chacune des parties compte pour la moitié de la note globale.

Chaque enseignement dispose, pour chacune des parties écrite et orale, des visées et modalités spécifiques en correspondance avec sa singularité et avec ses besoins propres.

Programme

L’épreuve porte sur les notions et contenus, capacités et compétences figurant dans le programme de l’enseignement de spécialité arts de la classe de terminale en vigueur. Les notions du programme de la classe de première en vigueur peuvent être mobilisées dans le cadre de l’épreuve.

Le programme sur lequel peut porter l’épreuve orale de contrôle est identique au programme de l’épreuve écrite.

Maîtrise de la langue

Compétence indispensable pour rendre compte de connaissances et de capacités de raisonnement, la maîtrise de la langue est évaluée dans les enseignements artistiques comme dans l’ensemble des disciplines. À ce titre, elle doit faire l’objet d’une attention particulière dans la mise en œuvre et dans l’appropriation du programme d’enseignement.

Dans les enseignements artistiques, la clarté et la correction de l’expression sont prises en compte dans l’évaluation globale de la copie, les qualités respectives du fond et de la forme du devoir n’étant pas dissociables. Pour attribuer la note, chaque correcteur évalue donc la qualité rédactionnelle des candidats :

  • maîtrise des normes orthographiques et syntaxiques ;
  • correction, précision et richesse du vocabulaire ;
  • clarté de la langue et lisibilité du propos ;
  • aptitude à mettre en mots et à organiser sa réflexion.

Une échelle descriptive précise pour chaque discipline artistique, en annexe de la présente note de service, la répartition des points au regard du niveau de maîtrise des compétences évaluées. Une copie défaillante sur l’ensemble des aspects relatifs à la maîtrise de la langue ne peut avoir la moyenne.

Composition du jury

Partie écrite de l’épreuve

L’évaluation est assurée par un professeur dispensant tout ou partie de son service en enseignement de spécialité. En arts du cirque, cinéma-audiovisuel, danse, histoire des arts et théâtre, chaque jury est titulaire de la certification dans le domaine qu’il évalue. En arts plastiques et en musique, l’évaluation est assurée par un professeur de la discipline.

Partie orale de l’épreuve

[…]

Pour l’histoire des arts : l’évaluation est assurée conjointement par deux professeurs de l’éducation nationale titulaires de la certification complémentaire en histoire de l’art ; l’un des deux membres du jury enseigne en lycée dans la spécialité histoire des arts ; l’un des deux membres du jury est spécialiste d’une discipline artistique.

[…]

Oral de contrôle

Dans tous les domaines artistiques, l’évaluation est assurée par un professeur dispensant tout ou partie de son service en enseignement de spécialité et selon les dispositions disciplinaires ou de certification complémentaire identiques aux autres épreuves.

Candidats individuels ou issus des établissements scolaires hors contrat d’association avec l’État

Les candidats individuels ou issus des établissements privés hors contrat se présentent à l’épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires, sauf pour la partie orale de l’épreuve pour laquelle la prestation est individuelle, excepté pour la musique où le candidat doit être accompagné par un de ses partenaires instrumentiste ou chanteur. Ils remplissent eux-mêmes le document de synthèse demandé. Selon l’enseignement artistique suivi, ils constituent également eux-mêmes leur carnet de bord, de création ou de travail.

[….]

HISTOIRE DES ARTS

I. Épreuve terminale

Nature de l’épreuve 

L’épreuve d’histoire des arts comprend deux parties : une partie écrite et une partie orale.

Objectifs de l’épreuve 

L’objectif de l’épreuve est d’évaluer les compétences d’ordre culturel, critique et méthodologique du candidat, en rapport avec les connaissances, les compétences et les attendus définis dans le programme de spécialité de la classe de terminale, qui permettent au candidat de :

  • appréhender de façon critique une culture fondée sur une expérience esthétique (visuelle, auditive, etc.) en la croisant avec les diverses sources d’informations dont il peut avoir connaissance, afin de soutenir une position personnelle.
  • reconnaître la valeur artistique du patrimoine de proximité et de le mettre en relation avec le patrimoine mondial grâce à la mobilisation des références acquises en cours et de son expérience personnelle ;
  • décrire, analyser, interpréter et comparer des œuvres et des formes artistiques de natures diverses, par l’analyse formelle et sémantique, et en prenant en compte leurs aspects concrets et matériels (modes de construction ou de découpage, mouvement et rythme, valeurs, couleurs, texture, écriture instrumentale ou vocale, fonction de l’ornement, rapport au corps, éléments d’iconographie mythologique et religieuse, éléments repris d’un autre domaine artistique, etc.) ;
  • mettre en valeur ce qui rattache les œuvres et les formes artistiques à un artiste, un courant, un langage, une époque, en les replaçant dans leur contexte de production et de réception, en dégageant leurs spécificités et leurs enjeux ;

A. Partie écrite de l’épreuve

Durée : 3 heures 30

Trois sujets au choix sont proposés au candidat. Chacune des trois questions du programme limitatif paru au BOENJS fait l’objet d’un sujet. Un sujet au moins est sous forme de dissertation, et un sujet au moins est sous forme d’une composition sur documents.

Le candidat traite un sujet dont la formulation peut prendre des formes diverses : reprise d’un intitulé du programme limitatif, question ou affirmation, problématique explicite ou non ; elle peut être brève ou détaillée, et s’appuyer ou non sur une citation. Le sujet pourra porter sur n’importe quelle partie du programme, ou sur plusieurs à la fois. Le candidat doit conduire une réflexion personnelle et argumentée, appuyée sur la connaissance et la référence précise à des œuvres d’art de diverses natures. Pour développer son argumentation, il s’appuie sur les notions du programme, ainsi que sur ses lectures et sa culture personnelles.

Une question est posée au candidat. Elle est accompagnée de sept documents maximum renvoyant à cinq œuvres. Ces documents sont de diverses natures, pouvant comprendre des documents iconographiques, un texte, un document sonore (qui ne peut dépasser 5 minutes) ou audiovisuel. Les modalités de diffusion du document sonore ou audiovisuel sont précisées dans le sujet. Le candidat rédige sa réponse à la question de manière ordonnée, en étayant son argumentation par des éléments précis issus de l’analyse des documents fournis et en l’enrichissant de sa culture personnelle et de sa connaissance du programme. Les documents viennent à l’appui du raisonnement ; l’exercice du commentaire n’est pas en soi la finalité de l’épreuve.

L’épreuve est notée sur 20 points.

Les critères d’évaluation incluront, entre autres, la capacité de l’élève à :

  • maîtriser des repères culturels, géographiques et chronologiques ;
  • utiliser un vocabulaire technique et formel propre aux différents arts ;
  • produire un discours écrit raisonné sur des œuvres, un thème, une problématique d’histoire des arts ;
  • formuler un jugement esthétique et critique argumenté ;
  • réunir et croiser des sources diverses en les hiérarchisant : livres et articles, ressources numériques, etc.

B. Partie orale de l’épreuve : commentaire organisé

Durée : 30 minutes sans préparation

Premier temps : 15 minutes maximum

Second temps : le temps restant

L’épreuve est organisée en deux parties consécutives. Elle prend appui sur un dossier consistant en deux portfolios numériques préparés et apportés par le candidat, et visant à refléter son appropriation personnelle du programme. Le candidat apporte une version imprimée du dossier ainsi que le document de synthèse.

Le candidat tire au sort l’une des deux thématiques retenues. Il présente au jury le portfolio correspondant.

Il expose la problématique qu’il a déterminée. Il justifie son choix d’œuvres, leur ordonnancement et les liens qu’il établit entre elles en fonction de la problématique. Le candidat parle sans notes, assis ou debout à son gré. Il a recours autant que de besoin aux images, fixes ou animées, et aux documents sonores qui composent son portfolio, et qu’il partage avec le jury. À cet effet, il est souhaitable que la salle soit équipée d’un matériel qui permette au candidat d’appuyer son exposé sur la diffusion de son portfolio.

Un entretien avec le jury permet de vérifier, à partir de questions ouvertes posées par celui-ci, les acquis du candidat en histoire des arts, ses compétences méthodologiques et critiques, son expérience personnelle des œuvres, ainsi que d’approfondir la réflexion sur l’un ou l’autre des deux portfolios.

Le candidat constitue en tout deux portfolios, portant chacun sur l’une des trois questions du programme limitatif, l’ensemble formant son dossier. Chaque portfolio peut prendre plusieurs formes ou formats numériques ; au gré du candidat : diaporama, séquence vidéo, etc. Le candidat veille à ce que les formats choisis soient lisibles par un logiciel courant.

Un portfolio est composé par le candidat d’un ensemble de documents iconographiques, sonores, textuels ou audiovisuels rendant compte de trois à huit œuvres d’art, ou encore d’une source critique ou théorique. Chaque œuvre présentée est précisément identifiée et située, de même que chaque document comporte la mention de sa source, à l’exclusion de tout autre commentaire écrit. Le candidat compose ce portfolio autour d’une problématique de son choix, reliée à une question du programme limitatif et qu’il lui appartiendra d’exprimer oralement lors de l’épreuve. Cette problématique n’est pas formulée dans son portfolio sinon par un titre bref, qui constitue le seul élément textuel de l’invention du candidat.

Le dossier est transmis au jury sur une clé USB au plus tard quinze jours avant l’épreuve qui permettra de le visionner à partir d’un ordinateur. Cette clé USB ne comprendra aucun autre fichier que les deux portfolios clairement identifiés.

Lors de l’épreuve, le candidat est également muni, outre une copie de la clé USB, d’un dossier imprimé comprenant :

  • un tirage des documents incluant le référencement des œuvres reproduites ou des textes, et la mention de leurs sources : ce tirage servira en cas de défaut de lecture des fichiers numériques ; il est remis au jury dès le début de l’épreuve ;
  • un document de synthèse décrivant sommairement le travail de la classe de terminale, commun à tous les candidats d’une même classe, établi et visé par le professeur coordonnateur de l’équipe chargée de l’enseignement. Cette fiche mentionne la nature et le contenu des séances de travail de la classe, les rencontres, les visites, les recherches et les activités communes.

Ce dossier imprimé porte la signature du professeur coordonnateur de l’équipe chargée de l’enseignement et le tampon de l’établissement.

Les portfolios constituant le support indispensable à l’épreuve orale, si un candidat n’est pas en mesure de les fournir, l’épreuve ne peut se tenir. Le candidat est convoqué pour la session de remplacement.

L’épreuve est notée sur 20 points.

Pour la répartition des points, les examinateurs veillent, en gardant à l’esprit l’ensemble des objectifs de l’épreuve et des compétences de référence, à prendre en compte les critères suivants :

  • maîtrise du programme de terminale et des questions limitatives ;
  • maîtrise du vocabulaire approprié à chaque domaine artistique ;
  • compréhension des questions, structuration et à-propos de l’exposé et des réponses ;
  • précision des connaissances, œuvres et références mobilisées ;
  • distance par rapport au dossier et mise en perspective de son propre travail ;
  • sensibilité de l’approche ;
  • clarté et qualité de l’expression orale.

II. Épreuve orale de contrôle (second groupe)

Temps de préparation : 30 minutes

Durée de l’interrogation : 30 minutes

Le programme sur lequel peut porter l’épreuve orale de contrôle est identique au programme de l’épreuve écrite. L’épreuve consiste en une interrogation du candidat à partir de documents apportés par le jury et en lien avec les questions du programme limitatif publié au BOENJS.

L’épreuve est notée sur 20 points.

ANNEXE – HISTOIRE DES ARTS : GRILLES D’ÉVALUATION