Pour les élèves en Boulangerie-Pâtisserie, l’opéra est évidemment d’abord un gâteau…
C’est grâce au Parcours Opéra et au guide pédagogique qui les a accueilli, qu’ils ont pu visiter le bâtiment en lui-même et comprendre son fonctionnement.


Ainsi, le lundi 15 décembre 2025, les élèves ont parcouru les espaces de l’Opéra de Nancy, de la loge des chanteurs jusqu’au Bar oriental, en passant bien sûr par la grande salle.
Et ensuite, dans cette grande salle, les élèves ont assisté à une répétition de l’opéra « Les Dialogues des Carmélites » le 12 janvier 2026.
Cet opéra lyrique a été composé par Francis Poulenc en 1957 d’après la pièce de théâtre de Louis Bernanos de 1947. Cette œuvre expose le choix moral réel des Carmélites de Compiègnes de devenir martyres lors de la Révolution française, refusant de renier leur foi face à la répression républicaine.
La mise en scène de Tiphaine Raffier, délibérément contemporaine, complexifie l’approche de cet opéra au sujet clairement dramatique.

Et là était l’objectif pédagogique des professeurs encadrants (Mme Blandin, M. Ménécier) :
faciliter la compréhension des élèves d’une œuvre riche.

Et c’est particulièrement le contexte et les influences historiques que Mme Blandin et Mme Anghileri ont explicité en cours d’Histoire :
Les étapes de la Révolution française et la répression des ecclésiastiques, ainsi que les combats de Bernanos et les parallèles possibles avec la Guerre civile espagnole et la Seconde guerre mondiale dont il a été témoin.
Il s’agissait de faire comprendre aux élèves les dérives extrémistes de certains groupes politiques, de la Terreur républicaine jusqu’aux exactions des terroristes du GIA (Assassinat des moines de Tibhirine) : la répression par la violence absurde au nom d’idéaux radicaux.
La dernière scène de l’opéra a particulièrement touché les élèves. Au rythme d’un Salve Regina poignant, les religieuses, l’une après l’autre, tombe sous le coup de la lame de la guillotine :


A côté de la compréhension d’une œuvre et de multiples contextes historiques, c’était aussi l’occasion d’évoquer la place de la culture religieuse dans la pâtisserie même en faisant relever aux élèves toutes les pâtisseries françaises dont le nom et/ou l’histoire se rapporte au fait religieux.
Et la première qui leur a servi d’introduction au « Dialogues des Carmélites » était bien sûr… la religieuse !


Mais, les religieuses qui ont été particulièrement évoquées, dans le cours de Mme Blandin, étaient bien sûr les Sœurs Macarons de Nancy qui, elles-mêmes, ont subit l’expulsion de leur congrégation lors de la Révolution. Expulsion qui les a forcé à créer leur propre commerce pour subsister et que nous connaissons bien.






Comments are closed